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jeudi 21 mars 2019

21.03.2019 Nature - Lecture de Jacques

21.03.2019 Nature 567, 7748

- 283, 302 – 3. AGRICULTURE, ANTIBIOTIQUES, RÉSISTANCE. GPclim

Action désespérée (édito).
Les plantations de citronniers en Floride et en Californie sont attaquées par une bactérie. C’est grave. En Floride, 90% des arbres vont probablement mourir et la maladie s’étend aux orangeraies. Il s’agit d’une industrie à 10 milliards annuels. Ce mois, la FDA (Food and Drug Administration) va lancer son plan de sauvetage : sprayage massif plusieurs fois par années avec deux antibiotiques médicaux à large spectre, la streptomyxine et l’oxytetracycline.
Sprayer dans la nature 440 tonnes (la quantité qui serait autorisée) de ces précieux médicaments semble être une folie invraisemblable alors que la montée des résistances aux antibiotique devient un problème médical majeur.
De plus, tuer spécifiquement les bactéries sur de vastes régions aura un effet écologique probablement important et certainement imprévisible. 
Notons que la bactérie ne vient pas toute seule. Elle est transportée par un insecte, la psyllide. D’habitude c’est à elle que l’on s’attaque, d’autant plus que chacune des nombreuses espèces de ce papillon est très spécifique quant à sa plante hôte. On devrait pouvoir concevoir une stratégie mieux ciblée.

-285. BANQUE MONDIALE, PROCÈS POPULAIRE, GPclim

vendredi 22 février 2019

La biodiversité, si cruciale pour notre alimentation et notre agriculture, disparaît de jour en jour

La FAO (1) publie le tout premier rapport mondial sur l'état de la biodiversité qui sous-tend nos systèmes alimentaires
De nombreuses espèces associées à la biodiversité, telles que les abeilles, sont gravement menacées.

22 février 2019, Rome - Le premier rapport du genre sur l’état de la biodiversité pour l’alimentation et l’agriculture présente des preuves de plus en plus tangibles et inquiétantes que la biodiversité qui sous-tend nos systèmes alimentaires est en train de disparaître, menaçant gravement l'avenir de notre alimentation, de nos moyens de subsistance, de notre santé et de notre environnement.
Une fois perdue, prévient le rapport de la FAO diffusé aujourd'hui, la biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture -- c'est-à-dire toutes les espèces qui sous-tendent nos systèmes alimentaires et soutiennent les personnes qui cultivent et/ou produisent notre nourriture - ne peut plus être récupérée.

La biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture comprend toutes les plantes et tous les animaux –sauvages et d’élevage – qui fournissent de la nourriture aux humains, des aliments pour les animaux, des combustibles et des fibres. C'est aussi la myriade d'organismes qui soutiennent la production alimentaire par le biais de services écosystémiques et qu’on appelle la «biodiversité associée». Cela inclut toutes les plantes, animaux et micro-organismes (tels qu'insectes, chauves-souris, oiseaux, mangroves, coraux, herbiers, vers de terre, champignons et bactéries du sol) qui maintiennent la fertilité des sols, pollinisent les plantes, purifient l'eau et l'air, gardent les poissons et les arbres en bonne santé, et combattent les parasites et les maladies des plantes et du bétail.
Le rapport, élaboré par la FAO sous la direction de la Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture, examine tous ces éléments. Il s’appuie sur les informations fournies spécifiquement pour son élaboration par 91 pays et sur l'analyse des dernières données mondiales.

«La perte de la biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture compromet sérieusement notre capacité à alimenter et à nourrir une population mondiale en croissance constante. Cela réduit notre efficacité face aux défis croissants du changement climatique et limite notre capacité à cultiver sans nuire à l’environnement», a déclaré notamment M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

«Moins de biodiversité signifie que les plantes et les animaux sont plus vulnérables aux parasites et aux maladies. En plus de notre dépendance à l’égard d’un nombre décroissant d'espèces pour nous nourrir, la perte croissante de la biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture met en péril notre sécurité alimentaire déjà fragile», a encore dit M. Graziano da Silva
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       < Lire la suite >>> ICI

                                                          Lecture proposée par Marc Treboux.


(1) Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) est l’agence spécialisée des Nations Unies qui mène les efforts internationaux vers l’élimination de la faim.

lundi 10 décembre 2018

COUVERTURE VÉGÉTALE - La Terre a verdi de 1982 à 2016

Un résultat qui surprend plaisamment.

On a tendance à croire que la couverture végétale tend à diminuer. Ce ne fut pas le cas durant ces 34 dernières années. Globalement la couverture végétale a crû de 7%. Elle a en effet diminué bien dans les régions tropicales, mais elle a augmenté davantage dans les autres régions. Les régions sans couverture végétale ont diminué de 3%, essentiellement par extension de l'agriculture. Pour 60% le changement est dû aux activités humaines, le reste est conséquence de l'échauffement climatique.

Song, X. P., Hans en, M. C., Stehman, S. V., Potapov, P. V., Tyukavina, A., Vermote, E. F., & Townshend, J. R. (2018). Global land change from 1982 to 2016. Nature, 560(7720), 639-643. doi:10.1038/s41586-018-0411-9 

COUVERTURE VÉGÉTALE, AGRICULTURE, RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE./ Jacques Dubochet