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mardi 23 avril 2019

Films « L'appel du glacier » & « Au coeur des Grangettes »


Tous ceux qui n'ont pas pu venir à l'AG peuvent quand même partager le bon moment du film « L'appel du glacier », en cliquant sur les liens donnés plus bas. 
Ce film, particulièrement adapté à l'initiative pour les glaciers que nous soutenons, et un deuxième sur la réserve des Grangettes, sont réalisés par Teenergy production dans un but éducatif. Ils ont été présentés à Montreux à l'occasion de la journée internationale des zones humides en février. Ils représentent le début d'une série de 11 qui mettent en valeur chacun des sites humides RAMSAR de Suisse.
Le premier film de 15', « L'appel du glacier » réalisé par Hassan Lakhdar, Teenergy Productions, évoque les changements climatiques et a été tourné au glacier du Rhône. Il a été produit en partenariat avec l'OFEV, les cantons de Vaud et du Valais, Ramsar et la Mava, en étroite collaboration avec Pierre Goeldlin et Martine Rebetez, membres de la Commission scientifique de Gpclimat. Il met en scène deux jeunes à la découverte d’un glacier en recul et d’une plaine alluviale.

Ces films sont principalement destinés aux jeunes. Ils méritent d'être vus en famille et diffusés largement.
Le 2ème film de 26': « Au coeur des Grangettes »

vendredi 22 février 2019

La biodiversité, si cruciale pour notre alimentation et notre agriculture, disparaît de jour en jour

La FAO (1) publie le tout premier rapport mondial sur l'état de la biodiversité qui sous-tend nos systèmes alimentaires
De nombreuses espèces associées à la biodiversité, telles que les abeilles, sont gravement menacées.

22 février 2019, Rome - Le premier rapport du genre sur l’état de la biodiversité pour l’alimentation et l’agriculture présente des preuves de plus en plus tangibles et inquiétantes que la biodiversité qui sous-tend nos systèmes alimentaires est en train de disparaître, menaçant gravement l'avenir de notre alimentation, de nos moyens de subsistance, de notre santé et de notre environnement.
Une fois perdue, prévient le rapport de la FAO diffusé aujourd'hui, la biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture -- c'est-à-dire toutes les espèces qui sous-tendent nos systèmes alimentaires et soutiennent les personnes qui cultivent et/ou produisent notre nourriture - ne peut plus être récupérée.

La biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture comprend toutes les plantes et tous les animaux –sauvages et d’élevage – qui fournissent de la nourriture aux humains, des aliments pour les animaux, des combustibles et des fibres. C'est aussi la myriade d'organismes qui soutiennent la production alimentaire par le biais de services écosystémiques et qu’on appelle la «biodiversité associée». Cela inclut toutes les plantes, animaux et micro-organismes (tels qu'insectes, chauves-souris, oiseaux, mangroves, coraux, herbiers, vers de terre, champignons et bactéries du sol) qui maintiennent la fertilité des sols, pollinisent les plantes, purifient l'eau et l'air, gardent les poissons et les arbres en bonne santé, et combattent les parasites et les maladies des plantes et du bétail.
Le rapport, élaboré par la FAO sous la direction de la Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture, examine tous ces éléments. Il s’appuie sur les informations fournies spécifiquement pour son élaboration par 91 pays et sur l'analyse des dernières données mondiales.

«La perte de la biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture compromet sérieusement notre capacité à alimenter et à nourrir une population mondiale en croissance constante. Cela réduit notre efficacité face aux défis croissants du changement climatique et limite notre capacité à cultiver sans nuire à l’environnement», a déclaré notamment M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

«Moins de biodiversité signifie que les plantes et les animaux sont plus vulnérables aux parasites et aux maladies. En plus de notre dépendance à l’égard d’un nombre décroissant d'espèces pour nous nourrir, la perte croissante de la biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture met en péril notre sécurité alimentaire déjà fragile», a encore dit M. Graziano da Silva
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       < Lire la suite >>> ICI

                                                          Lecture proposée par Marc Treboux.


(1) Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) est l’agence spécialisée des Nations Unies qui mène les efforts internationaux vers l’élimination de la faim.

jeudi 15 novembre 2018

Bataille sur la biodiversité (E. Masood)

L'IPCC (Intergouvernemental Panel on Climate Change), 830 auteurs et éditeurs, 3500 experts consultés) a remarquablement fait son travail en mettant d'accord 180 pays sur les conclusions des experts dont les grandes lignes avaient été reconnues il y a plus de 30 ans : l'échauffement climatique actuel est réel, il est principalement anthropogénique. Les détails des conclusions sont la base scientifique des accords de Paris à la COP 21 en 2015. Bravo ! On a reproché à l'IPCC de ne pas avoir suffisamment intégré les compétences des sciences humaines avec pour conséquence le fait que ses conclusions n'ont pas pénétré l'opinion publique aussi bien qu'elles le devraient. Critique justifiée ? On peut en discuter.

vendredi 5 octobre 2018

«Environnement et biodiversité en milieu forestier. Les forêts riches en espèces absorbent deux fois plus de carbone, selon une étude conduite en Chine»

(ATS/AGIR) -Les forêts qui comptent de nombreuses espèces d'arbres absorbent deux fois plus de carbone que celles qui sont composées d'une seule sorte. C'est le résultat d'une étude menée en Chine qui pourrait profiter à la protection du climat. La Chine a lancé en 2009 une expérience sur l'importance de la diversité des espèces d'arbres dans les forêts. Une vingtaine d'universités et d'instituts chinois, allemands et suisses sont associés au projet près de Shangaï. C'est la plus grande expérience du genre au monde.

Dans une région montagneuse à 400 km à l'ouest de Shangaï, 500 parcelles de 670 mètres carrés chacune ont été replantées avec différentes quantités d'espèces dans chaque zone, de la monoculture jusqu'à 16 sortes, a indiqué vendredi l'Université de Zurich, qui participe à cette étude. Après huit années, les parcelles comptant 16 espèces d'arbres ont absorbé en moyenne 32 tonnes de carbone par hectare. Les zones de monoculture, en revanche, n'ont retenu en moyenne que 12 tonnes par hectare.

"Ces résultats ont une grande importance écologique et économique", souligne Bernhard Schmid, professeur à l'Université de Zurich et auteur d'un article publié dans la revue Science. Des projets de reforestation voient le jour un peu partout sur la planète, avec pour objectif la protection du climat. Contrairement à une idée reçue, la biodiversité des forêts n'empêche pas la productivité, au contraire. Si on extrapole les résultats obtenus en Chine au reste de la planète, un recul de 10% du nombre d'espèces d'arbres provoquera une perte de productivité estimée à 20 milliards de dollars par année. Ca montre bien qu'il faut éviter les monocultures dans les forêts, affirme le professeur zurichois.

Armande Reymond – Journaliste RP
 

Biodiversité et puits de carbone

(ATS/AGIR) - Les forêts qui comptent de nombreuses espèces d'arbres absorbent deux fois plus de carbone que celles qui sont composées d'une seule sorte. 
C'est le résultat d'une étude menée en Chine qui pourrait profiter à la protection du climat. La Chine a lancé en 2009 une expérience sur l'importance de la diversité des espèces d'arbres dans les forêts. Une vingtaine d'universités et d'instituts chinois, allemands et suisses sont associés au projet près de Shangaï. C'est la plus grande expérience du genre au monde.

Dans une région montagneuse à 400 km à l'ouest de Shangaï, 500 parcelles de 670 mètres carrés chacune ont été replantées avec différentes quantités d'espèces dans chaque zone, de la monoculture jusqu'à 16 sortes, a indiqué vendredi l'Université de Zurich, qui participe à cette étude. Après huit années, les parcelles comptant 16 espèces d'arbres ont absorbé en moyenne 32 tonnes de carbone par hectare. Les zones de monoculture, en revanche, n'ont retenu en moyenne que 12 tonnes par hectare.

"Ces résultats ont une grande importance écologique et économique", souligne Bernhard Schmid, professeur à l'Université de Zurich et auteur d'un article publié dans la revue Science. Des projets de reforestation voient le jour un peu partout sur la planète, avec pour objectif la protection du climat. Contrairement à une idée reçue, la biodiversité des forêts n'empêche pas la productivité, au contraire. Si on extrapole les résultats obtenus en Chine au reste de la planète, un recul de 10% du nombre d'espèces d'arbres provoquera une perte de productivité estimée à 20 milliards de dollars par année. Ca montre bien qu'il faut éviter les monocultures dans les forêts, affirme le professeur zurichois.

Yuanyuan Huang, *& al., Science 05 Oct 2018:, Vol. 362, Issue 6410, pp. 80-83, DOI: 10.1126/science.aat6405

CLIMAT ET BIODIVERSITE / Armande Reymond– Journaliste RP,
document transmis par Luc Recordon