AGIR ENSEMBLE POUR LE CLIMAT : Conférence et dialogue avec les professeurs Martine Rebetez et Jacques Dubochet - Jeudi 29 novembre 2018 à 18h15 Université de Lausanne, Auditoire 351


lundi 12 novembre 2018

« Première édition des Assises vaudoises du climat »

L’Etat de Vaud lance les travaux en vue de la mise en œuvre d’une politique
climatique cantonale.

(AGIR) - Le Département du territoire et de l'environnement (DTE) a présenté aujourd'hui les objectifs ainsi que le programme détaillé de la première édition des Assises vaudoises du climat qui se tiendra lundi 12 novembre au Swiss Tech Convention Center de l'EPFL. Plus de 200 représentants de tous les domaines concernés par cette problématique, comme les communes, la société civile, les univers politique et économique, les spécialistes techniques, les milieux environnementaux ou les services de l'État, participeront à ces assises, informe l'Etat de Vaud aujourd'hui dans un communiqué. La matinée sera consacrée à plusieurs conférences plénières offrant une vision globale et approfondie des enjeux actuels et à venir. Les participants pourront ensuite confronter leur vision au cours d'ateliers traitant des ressources naturelles, de la mobilité, de l'économie, des dangers naturels, des espaces bâtis et des initiatives locales.

Ces rencontres donneront le coup d'envoi à la réalisation d'un Plan climat vaudois. «Ce document, dont les objectifs stratégiques sont définis dans une feuille de route établie par le DTE, s'articulera autour de mesures de réduction des émissions de CO2 et d'adaptation aux changements climat», précise le communiqué.

L'ampleur et la diversité des événements météorologiques de cette année 2018 ont mis en évidence la forte exposition du canton de Vaud aux conséquences des changements climatiques. En conséquence, le Conseil d'État a fait figurer la thématique climatique parmi ses priorités pour la législature en cours. «Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), 50% à 70% des leviers d'action en matière de lutte contre le réchauffement climatique se situent à l'échelon local », souligne à ce propos Jacqueline de Quattro, conseillère d'État en charge du DTE, citée dans le communiqué.

Programme détaillé des Assises vaudoises du climat ainsi que la feuille de route du Plan: https://www.vd.ch/themes/environnement/climat/

Armande Reymond Journaliste RP
 
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dimanche 11 novembre 2018

«Criminalité environnementale: le Conseil fédéral crée un groupe de coordination»

Berne, 07.11.2018  
Une lutte efficace au niveau national et international contre les délits environnementaux suppose une étroite collaboration entre tous les services concernés. Pour y parvenir, le Conseil fédéral a décidé le 7 novembre 2018 de mettre sur pied un groupe de coordination contre la criminalité environnementale qui rassemblera tous les acteurs fédéraux touchés par ce thème. Des représentants des corps de police, des ministères publics et des services cantonaux de l'environnement y seront également associés.
Derrière la criminalité environnementale se cache un marché mondial particulièrement lucratif représentant chaque année, selon les estimations d'Interpol et du Programme des Nations Unies pour l'environnement, entre 91 et 258 milliards de dollars. L'Europe et la Suisse ne sont pas épargnées : des ressources naturelles exploitées illégalement, à l'instar d'espèces végétales et animales protégées, sont importées en Europe, tandis que des déchets sont exportés. Souvent, de telles activités criminelles déployées au plan international sont organisées ou financées en Europe.
En Suisse, une série de dispositions pénales permettent d'assurer la bonne application du droit environnemental national, notamment dans les domaines de la protection des eaux, de la chasse et de la pêche, de la protection de la nature et du paysage ainsi que de la conservation des espèces. Ces dispositions pénales constituent le dernier maillon de la chaîne d'exécution du droit environnemental suisse, et sont appelées à entrer en action lorsque les autres mesures d'exécution sont restées sans effet. Leur mise en œuvre rigoureuse assure un effet préventif tout en soutenant l'application du droit. Au contraire, une poursuite lacunaire des délits environnementaux nuit à l'efficacité du droit suisse de l'environnement.
Importance de la coordination nationale et internationale
Une lutte efficace contre les délits environnementaux suppose une bonne coordination et des échanges approfondis. En Suisse, le groupe EnviCrimeCH, créé à cet effet en 2014, rassemble les différentes autorités fédérales concernées ainsi que des représentants des corps de police, des ministères publics et des services cantonaux de l'environnement et vise à assurer un échange d'expériences et de connaissances en la matière.
Ce groupe va désormais être transformé, conformément à la décision du Conseil fédéral du 7 novembre 2018 donnant suite à une recommandation d'Interpol, en un groupe de coordination contre la criminalité environnementale. Le nouvel organe permanent de coordination continuera de permettre les échanges d'expériences et de connaissances entre les acteurs du secteur, tout en s'attelant à développer le droit de l'environnement et à améliorer les outils de poursuite pénale dans ce domaine. Il offrira également, dans le respect de la procédure pénale et du droit de la protection des données, une plateforme de coordination lors d'affaires concrètes.
Le groupe sera conjointement dirigé par l'Office fédéral de l'environnement et l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires.
Adresse pour l'envoi de questions: M. Florian Wild, chef de la division Droit, Office fédéral de l'environnement, 058 464 93 06 + Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires, service de presse, 058 463 78 98, media@blv.admin.ch.

Auteurs: Conseil fédéral, https://www.admin.ch/gov/fr/accueil.html + Secrétariat général DETEC, https://www.uvek.admin.ch/uvek/fr/home.html + Office fédéral de l'environnement OFEV, http://www.bafu.admin.ch/fr + Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires, http://www.blv.admin.ch.

jeudi 18 octobre 2018

AGIR ENSEMBLE POUR LE CLIMAT - 29 novembre à 18h15, Unil



Le climat change de plus en plus vite et pose d’innombrables défis à nos sociétés, de l’échelle locale à l’échelle mondiale. L’association Grands-parents pour le Climat, par son Comité et sa Commission scientifique, et l’Université de Lausanne, par sa Direction, ont le grand plaisir d’accueillir la Professeure Martine Rebetez, qui dressera un état des lieux des connaissances scientifiques sur les changements climatiques, et le Professeur Jacques Dubochet, qui abordera les relations entre les résultats scientifiques et nos choix de société.

La seconde partie de la soirée permettra un dialogue entre plusieurs associations de jeunes engagé-e-s pour le climat ou le développement durable, le public et les deux intervenant-e-s, ainsi qu’avec les membres de l’association Grands-parents pour le Climat. . . .

Pour lire la suite, téléchargez le   Flyer A4 

L’événement est public et gratuit, mais veuillez vous inscrire ici     INSCRIPTION   

mercredi 17 octobre 2018

«Les causes de la fin du Petit Âge glaciaire au milieu du XIXe siècle»

Institut Paul Scherrer PSI, Villigen, 17.10.2018

Au cours de la première moitié du XIXe siècle, une série de fortes éruptions volcaniques dans les Tropiques a provoqué temporairement un refroidissement global du climat terrestre. Le fait que, pendant la phase finale du Petit Âge glaciaire, les glaciers ont grandi avant de reculer à nouveau était un phénomène naturel. C'est ce qu'ont montré des chercheurs du PSI sur la base de carottes de glace. On pensait jusqu'ici que les émissions de suie liées à l'industrialisation au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle avaient déclenché la fonte rapide des glaciers à cette époque. Effectuée pour la première fois, l'analyse de la quantité de suie piégée dans la glace et ainsi archivée historiquement contredit aujourd'hui cette hypothèse. Les valeurs recueillies sur l'évolution temporelle des quantités de suie serviront par ailleurs aux chercheurs qui établissent des modèles climatiques pour l'avenir et qui pourront ainsi utiliser des données expérimentales sur l'influence de la suie d'origine industrielle. Les résultats de cette recherche ont été publiés aujourd'hui dans la revue spécialisée The Cryosphere.
 
Plus de détails sur le site de l'Institut Paul Scherrer <ICI>

vendredi 5 octobre 2018

«Environnement et biodiversité en milieu forestier. Les forêts riches en espèces absorbent deux fois plus de carbone, selon une étude conduite en Chine»

(ATS/AGIR) -
Les forêts qui comptent de nombreuses espèces d'arbres absorbent deux fois plus de carbone que celles qui sont composées d'une seule sorte. C'est le résultat d'une étude menée en Chine qui pourrait profiter à la protection du climat. La Chine a lancé en 2009 une expérience sur l'importance de la diversité des espèces d'arbres dans les forêts. Une vingtaine d'universités et d'instituts chinois, allemands et suisses sont associés au projet près de Shangaï. C'est la plus grande expérience du genre au monde.

Dans une région montagneuse à 400 km à l'ouest de Shangaï, 500 parcelles de 670 mètres carrés chacune ont été replantées avec différentes quantités d'espèces dans chaque zone, de la monoculture jusqu'à 16 sortes, a indiqué vendredi l'Université de Zurich, qui participe à cette étude. Après huit années, les parcelles comptant 16 espèces d'arbres ont absorbé en moyenne 32 tonnes de carbone par hectare. Les zones de monoculture, en revanche, n'ont retenu en moyenne que 12 tonnes par hectare.

"Ces résultats ont une grande importance écologique et économique", souligne Bernhard Schmid, professeur à l'Université de Zurich et auteur d'un article publié dans la revue Science. Des projets de reforestation voient le jour un peu partout sur la planète, avec pour objectif la protection du climat. Contrairement à une idée reçue, la biodiversité des forêts n'empêche pas la productivité, au contraire. Si on extrapole les résultats obtenus en Chine au reste de la planète, un recul de 10% du nombre d'espèces d'arbres provoquera une perte de productivité estimée à 20 milliards de dollars par année. Ca montre bien qu'il faut éviter les monocultures dans les forêts, affirme le professeur zurichois.

Armande Reymond Journaliste RP
 

dimanche 30 septembre 2018

CLIMAT, NIVEAU DE LA MER, EFFETS MULTIMILLÉNAIRES.

Lectures de Jacques Dubochet : avril 2016, 360 – 368. Nature climate change 6

Conséquence de la politique du 21e siècle sur le climat et le niveau de la mer des 10 millénaires à venir .     P.U. Clark, ... T.F.Stocker, ... G.-K. Plattner.

Quand on pense à l’échauffement climatique, on pense à nous, nos enfants, nos petits enfants même, mais comment penser beaucoup plus loin ? Paris s’est penché sur ce qu’il adviendra à la fin du siècle, mais rares sont ceux qui mettent l’échauffement climatique dans sa juste échelle temporelle. C’est le sujet de ce papier. C’est impressionnant !
La figure 1 (ci-dessous) dit presque tout. D’abord, elle montre comment les évènements actuels sont extraordinaires et brutaux. Considérons 1b. Il y a 20'000 ans, nous étions au plus fort de la dernière époque glaciaire. La température était de 4° inférieure à la température actuelle. La concentration en CO2 était de 190 ppm. 10'000 ans plus tard, la concentration en CO2 était montée à environ 270 ppm, les glaces avaient fondu, le climat était devenu tempéré. Il est à peu près resté stable jusqu’au siècle passé. L’humanité a bien profité de ce temps, qu’on appelle l’holocène, qui lui a permis de devenir sédentaire, agricole et industrielle. L’époque ne fut pas tout à fait stable quand même ; il y a eu des moments où la température a varié de jusqu’à ±0.85°. La petite époque glaciaire du 12e au 17e siècle dont les peintures de Breughel illustrent la rigueur n’était due qu'au tiers de cela.  Notons que 0.85° correspond à l’élévation anthropogénique du dernier siècle – à la différence près que la variation actuelle est 10 fois plus rapide.
Qu’on le veuille ou non, le temps de combustion de gaz à effet de serre dans lequel nous nous vautrons ne durera pas. On peut jouer aux fous du CO2 encore quelques décades, mais la saillie s’arrêtera vite, soit parce que nous aurons décarboné notre civilisation par la sage politique décidée à Paris (zéro C avant 2050), soit parce que la décarbonation se fera par disparition des perturbateurs - notre civilisation ne tiendra pas 4° ou plus! Les anglophones appellent « draw down » le moment ou la concentration en CO2 recommence à diminuer. Quatre scénarios sont envisagés, le plus aimable correspond à l’objectif des 1.5° demandé par la COP21. Le plus dur est à 4 fois cette dose. L’effet estimé serait alors de 4,5°. Il est facile d'imaginer bien pire.
Si la montée de la concentration de CO2 et de la température sont très rapides, la redescente après draw down sera beaucoup plus lente. Il faut la compter en dizaines (pluriel) de milliers d’années.
Take home message : sur les graphes b et c de la figure, il n’y a que quelques années entre le cercle bleu foncé du présent et le carré rouge dénotant le moment où nous commencerons à freiner sérieusement notre folie. Eh oui, nous vivons actuellement un moment critique, quelques années de plus ou de moins déciderons de l’ampleur de la catastrophe que l’humanité devra surmonter durant les prochaines dizaines de milliers d’années !
Le problème est philosophique: que nous importent nos lointains descendants ? À mon sens, ce n’est que notre étroitesse d’esprit et notre égoïsme qui peuvent motiver notre indifférence.    

Clark, P. U., Shakun, J. D., Marcott, S. A… T.F. Stocker, . . . Plattner, G.-K. (2016). Consequences of twenty-first-century policy for multi-millennial climate and sea-level change. Nature Climate Change, 6(4), 360-369. doi:10.1038/nclimate2923

mercredi 12 septembre 2018

La révolution du partage – pourquoi, comment?

Jean Martin                               Date de publication : 12.09.2018 

Depuis des années, l’émergence de grands donateurs individuels tels que Bill Gates et Warren Buffett, qui ont lancé en 2010 la charte «The Giving Pledge» et consacrent des milliards à des actions de développement (notamment dans le domaine de la santé, pour Gates), est un phénomène interpelant – y compris pour l’auteur de ces lignes, coopérant durant six ans dans les années 1970 et qui voyait l’aide au développement plutôt comme l’affaire des gouvernements ou d’associations «non per­sonnali­sées». Ce mouvement, un vrai changement de paradigme, auquel s’associent maintenant Jeff Bezos, d’Amazon, et Mark Zuckerberg, de Facebook, est à l’évidence significatif et il ne s’agit pas de s’y montrer hostile – notamment compte tenu de la stagnation, voire la diminution des engagements publics …


Publié dans le BULLETIN DES MEDECINS SUISSE